Comment fonctionne ce simulateur de droits de succession
On croit souvent que l’impôt se calcule sur tout ce que la personne laisse. C’est faux : il se calcule sur ce que chaque héritier reçoit, et chacun est imposé séparément. Deux personnes qui touchent la même somme peuvent payer des montants très différents, selon leur lien avec le défunt.
Le simulateur suit les quatre étapes du calcul officiel.
1. Ce qui reste à partager
On part de la valeur de tous les biens, et on retire les dettes ainsi que les frais d’obsèques (dans la limite de 1 500 €). Ce qui reste est ce qu’on appelle l’actif net. Si les dettes dépassent les biens, il ne reste rien à partager et personne ne paie d’impôt.
2. La part de chacun
C’est vous qui indiquez le pourcentage qui vous revient — le simulateur ne le devine pas. Deux enfants seuls héritiers reçoivent 50 % chacun, trois enfants 33 %. Mais dès qu’il y a un conjoint survivant ou un testament, la répartition se complique et c’est le notaire qui la détermine.
3. La somme reçue sans impôt
Chaque héritier a droit à une somme exonérée, appelée abattement. C’est l’élément le plus décisif du calcul, bien plus que le taux d’imposition. Un enfant reçoit 100 000 € sans rien payer, un frère ou une sœur 15 932 €, un neveu ou une nièce 7 967 €. Sans lien de famille, il ne reste que 1 594 €.
L’époux et le partenaire de PACS, eux, ne paient rien du tout, quel que soit le montant reçu.
4. L’impôt sur le reste
Ce qui dépasse l’abattement est imposé par tranches, comme l’impôt sur le revenu : les premiers euros à 5 %, puis le taux augmente. Pour un enfant, la plus grande partie tombe généralement dans la tranche à 20 %. Pour un neveu ou un ami, il n’y a qu’un seul taux — 55 % ou 60 % — appliqué à tout.
Quand le résultat n’est qu’une approximation
Certaines situations rendent le calcul beaucoup moins fiable. Plutôt que de les ignorer, le simulateur vous les fait cocher et vous prévient dans le résultat : biens ou héritiers dans un autre pays, part inconnue, dons passés non connus, bien partagé entre usufruitier et nu-propriétaire, entreprise transmise, testament particulier, dettes inconnues.
Le cas le plus fréquent, ce sont les dons passés. Un don reçu de la même personne il y a moins de 15 ans réduit la somme que vous pouvez recevoir sans impôt aujourd’hui. Un don oublié — même un simple virement en famille — fait baisser artificiellement le résultat.
Pour aller plus loin
Le guide des droits de succession détaille chaque étape avec des exemples chiffrés. La page méthodologie explique précisément comment le calcul est fait et ce qu’il ne sait pas faire. Les sources officielles sont toutes listées, avec leur date de vérification.